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Conjoncture L’industrie allemande se stabilise

Étant présents sur tous les grands marchés internationaux, les constructeurs allemands défendent le libre-échange.

La très légère croissance du chiffre d’affaires de leur secteur d’activité ainsi que la perspective d’un accord européen sur le Mercosur donnent du baume au cœur aux constructeurs allemands de machines agricoles.

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En consolidant le chiffre d’affaires de leur secteur d’activité, les constructeurs allemands de machines agricoles ont eu l’agréable surprise de découvrir qu’il avait augmenté de 2 % en 2025 par rapport à 2024 pour atteindre 11,3 milliards d’euros. « Cela marque davantage qu’une oscillation, mais ne reflète encore aucune véritable percée », nuance cependant Tobias Erhardt, le directeur général de la branche agroéquipement de l’association allemande des constructeurs de machines (VDMA). Les secteurs les plus dynamiques ont concerné les outils de travail du sol, l’épandage des engrais et les appareils de traitements phytosanitaires. En revanche, les tracteurs et les moissonneuses-batteuses restent en retrait. Étant fortement exportateurs, les constructeurs allemands ont pris de plein fouet les incertitudes politiques du moment, notamment les droits de douane imposés par l’administration des États-Unis. Ils ont déploré une baisse de 28 % des exportations de leurs technologies dans ce pays. « Actuellement, la composante en acier et en aluminium d’une machine ou d’un tracteur agricole est soumise à un taux tarifaire de 50 %. La base de l’évaluation est le prix d’achat de la matière première. Cela représente un énorme coût et une masse de bureaucratie qui n’ont pas été corrigés par la récente décision de la Cour suprême des États-Unis », témoigne Tobias Ehrhard. Dans ce contexte, les constructeurs allemands se prononcent résolument pour l’ouverture des marchés. « Les deux côtés de l’Atlantique ont besoin de stabilité et de prévisibilité. Dans le cas de certaines familles de machines telles les ensileuses automotrices, les agriculteurs américains se montrent complètement dépendants des importations ».

Les constructeurs allemands votent pour le Mercosur

Mais si l’horizon s’assombrit au nord du continent américain, il semble s’éclaircir plus au sud. À la différence de leur importante clientèle agricole française, les constructeurs allemands se réjouissent de la ratification de l’accord entre l’Union Européenne et le Mercosur. « Nous le considérons comme un important signal politique. Les possibilités dans cette zone économique sont loin d’être épuisées. » Pour l’année en cours, le VDMA s’attend à ce que l’attitude attentiste de leurs acheteurs de machines perdure. La baisse des prix des produits agricoles pourrait encore ralentir la reprise.

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